mercredi 16 janvier 2019

Lire avec les oreilles


 

Oui, vous avez bien lu, il est possible de lire avec les oreilles.
Et ce n'est pas si compliqué : il s'agit de livres audios.
Je vous propose de découvrir cela gratuitement.


Ça s'appelle Audible, et ça a été lancé par Amazon.
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Personnellement, je trouve ce concept de livre audio très original, digne de l'esprit black sheep.
En tout cas, ça vaut vraiment le coup d'essayer, surtout vu l'offre de lancement!

Bonne lecture auditive!

dimanche 13 janvier 2019

Enseigner l'instinct de troupeau

Dans l'esprit général de The Black Sheep le blog et afin de vaincre l'instinct de troupeau, comme expliqué dans l'article Vaincre l'instinct de troupeau, nous allons voir dans cet article une des raisons essentielles pour laquelle l'esprit de troupeau se propage et comment il est enseigné.

Les différentes façons d'enseigner

Nous savons tous que selon la façon d'enseigner, nous mémorisons et comprenons plus ou moins bien.

Si vous demandez votre chemin à un passant et qu'il vous l'indique seulement avec des phrases et des gestes de la main, vous vous situerez moins bien que s'il appui son indication en vous montrant une carte, et vous comprendriez encore mieux s'il vous accompagnait dans votre route.

La façon d'enseigner et la connaissance tirées de l'enseignement sont liées entre elles par la nature active ou passive de l'enseignement. C'est ce que l'on appelle le cône de l'apprentissage de Dale. 
Cône de l'apprentissage de Dale
( Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0 Unported license)



La morale à retenir est que plus l'enseignement est passif, moins il est efficace, et, au contraire, plus il est actif, plus il est efficace. 

Les études de Dale : l'enseignement passif


Les études montrent que, deux semaines après avoir assisté à un exposé ou un cours, nous ne nous souvenons en moyenne que de 20% de ce qui a été dit.
Si le cours a utilisé un support visuel, comme un diaporama, le résultat monte difficilement à 50%.
À l'inverse, si c'est nous qui avons fait le cours ou l'exposé, nous nous souvenons en moyenne de 70% de ce que nous avons dit.

On peut ainsi constater une perte terrible d'information entre l'orateur et l'auditeur!

Les études de Dale : l'enseignement actif


Sans surprise, l'enseignement le plus efficace est celui où l'on expérimente réellement, par exemple lorsque l'on monte vraiment sur un vélo et que l'on tente d'avancer, plutôt que lorsque l'on nous explique comment pédaler avant de monter sur le vélo.
Les études montrent qu'en moyenne, deux semaines après un tel apprentissage actif, nous nous souvenons de 90% de ce que l'on a vraiment fait.

La chose la mieux apprise...


La chose la mieux apprise, dès l'enfance à l'école, est donc, non pas ce que l'on a écouté ou vu, mais bien une chose que l'on a réellement faite.
Qu'avons-nous réellement fait? On a fait comme les autres!
On a appris à faire comme les autres. On a appris à faire comme nos amis, de peur d'être rejeté de leur groupe. On a appris à se taire lorsque tout le monde se tait. On a appris à parler lorsque tout le monde parle. Bref, on a appris à suivre bêtement le troupeau. Et même lorsque l'on répugnait à suivre, la peur de se retrouver tout seul nous y contraignait.

Mais qu'est-ce qui a bien pu nous inculquer cette peur de se retrouver tout seul?
Pour une grande part, c'est l'école elle-même, ou plus précisément l'ambiance de l'école : quand on se retrouve seul, on est faible, le troupeau se met à nous frapper, ou dans le meilleur des cas à nous insulter et à se moquer de nous, en un mot il se met à nous piétiner.

Et toutes ces expériences sont loin d'être des cours monotones que l'on n'écoute que d'une oreille. Non! Il s'agit d'expériences réellement vécues, dans notre chair, au plus profond de nous-même.

...l'instinct de troupeau!


Voilà d'où vient la principale source d'apprentissage de l'école, jusqu'au lycée, voire plus loin encore jusque dans la vie professionnelle, et voilà son enseignement que l'on porte peut-être malheureusement encore trop souvent en nous : l'instinct de troupeau.

L'instinct de troupeau est donc si bien appris parce qu'il s'apprend toujours par du vécu contrairement à beaucoup d'autres choses qui ne sont enseignées que de façon passive.

Laissez un commentaire : dans quels lieux l'instinct de troupeau est-il inculqué?


Dans cet article, j'ai pris l'école pour exemple, mais je vous invite à partager dans les commentaires tous les lieux que vous connaissez dans lesquels l'instinct de troupeau est inculqué au travers d'expériences vécues. 

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mercredi 9 janvier 2019

L'absence d'objectifs

Une des portes par lesquelles entrent en vous la démotivation et l'abattement, et donc l'inaction, est l'absence d'objectifs.

La dictature du choix par défaut




On fait les choses "par défaut", parce que notre entourage et la société nous disent que c'est ce qu'il y a de mieux dans notre cas, la seule possibilité. Et lorsque l'on tente de montrer un semblant de volonté, en disant par exemple que l'on préfère plutôt autre chose, alors on nous répond qu'il faut d'abord faire ça et ça, et puis alors seulement on pourra peut-être essayer ce que l'on veut.
Mais qui a vraiment envie, au fond de lui-même, de suivre un panneau indiquant "nulle part" ?

 

 

 

Le côté peureux contre le côté courageux


Il y a en nous deux personnes : la personne peureuse, qui nous dit de faire comme on nous dit pour ne pas risquer d'avoir des ennuis, et la personne courageuse, qui nous dit de nous prendre en main et de faire ce que l'on estime le mieux.

Le choix


Comme toujours, nous avons le choix. Mais évidemment, ce n'est pas si simple. Même lorsque l'on choisit notre côté courageux, il y a des périodes de doutes, où nous alternons entre notre personne peureuse et notre personne courageuse. Mais si vraiment au fond de vous, vous avez choisit la courageuse, alors la peur finira toujours par s'effacer.

Regardez autour de vous : la plupart des gens sont démotivés parce qu'ils n'ont aucuns objectifs. Et ils n'ont pas d'objectifs parce qu'ils suivent à la lettre ou presque les recommandations de la société et de leur entourage.
Par exemple, en matière professionnelle, certains d'entre eux ont fait des études, et se sont spécialisés chaque années d'avantage selon les conseils de leur profs et de leur entourage. Puis ils ont eu un diplôme, et ensuite un travail qui les attendait naturellement derrière ce diplôme, sans surprise. Travail qu'ils se retrouvent alors à exécuter sans motivation réelle. De même, d'autres encore, qui se retrouvent au chômage, y sont bien souvent tombés à la suite d'une succession de choses qui paraissaient naturelles, et qui les ont conduit pour ainsi dire naturellement au chômage, duquel ils tentent alors de sortir, mais sans réelle motivation. C'est-à-dire simplement en suivant les conseils par défaut des agences d'emploi et de leur entourage.

Mais alors pourquoi n'ont-ils pas d'objectifs? Pourquoi se contentent-ils des choix par défaut?
La réponse n'est pas forcément facile à entendre, mais elle paraît pourtant claire : c'est parce que la plupart des gens ont plutôt tendance à écouter leur personne peureuse que courageuse.

Mais pourquoi donc agissent-ils ainsi? À cause de la punition de l'échec, de l'instinct de troupeau et des tentatives permanentes de démotivation qu'ils reçoivent chaque jour, et cela depuis leur plus jeune âge.

J'ai rencontré beaucoup de personnes qui étaient en dernière année d'école d'ingénieur, qui reconnaissaient ne toujours pas savoir ce que signifiait être ingénieur! C'est qu'ils s'étaient laissés guider pas des choix par défaut. Le principal problème est que, ne sachant pas où ils allaient, n'ayant donc pas de motivation réelle, ils étaient privés de l'enthousiasme qui donne l'énergie de la réussite.

Sans objectifs, pas de motivation!

 

lundi 7 janvier 2019

L'estime de soi

Un des pires fléaux de notre époque, une des choses qui empêche les gens d'être eux-même et d'être heureux, c'est l'estime de soi.

Tout commence dès le début de la vie.
En effet, par exemple, aujourd'hui, on donne le bac à environ 90% d'une classe d'âge (contre environ 10% en 1960). Et pour en arriver là, la France a mis en place un enseignement de masse : il s'agit de faire croire que tous les français sont intelligents. Pour cela, on a abaissé la barre du niveau requis. Au lieu d'enseigner des choses utiles à des personnes qui en auront le besoin, on parle de tout et n'importe quoi au travers d'activités ludiques à de jeunes personnes qui n'en ont rien à cirer.

Le problème est qu'à cause de cela, les jeunes sont éduqués en leur faisant croire qu'ils sont importants, qu'ils ont le choix, qu'ils sont cultivés et informés. Tout ceci leur permet de se construire une bonne image d'eux, et c'est là le piège.

Un piège...


L'estime de soi est en effet le boulet moderne que l'on attache au pied des prisonniers de notre société actuelle. Car la personne possédant une bonne estime de soi ne prendra pas les risques qui lui permettraient de s'élever au dessus d'elle-même. Ces risques ouvrent la possibilité d'échouer, et donc de perdre une partie au moins de son estime de soi. Et c'est ainsi que l'estime de soi conduit à l'inaction et à la médiocrité. "Médiocre" signifie "moyen" et vient du mot "médian".
L'estime de soi mène à la médiocrité, pas trop mauvais mais pas trop bien non plus.

Je sais que cela peut choquer certaines personnes à qui l'on a vanté les mérites de l'estime de soi, de la confiance en soi.
Mais les personnes à qui l'on a parlé de confiance en soi sont des personnes qui à l'extrême opposé avaient tendance à se dévaloriser. Et se dévaloriser est encore plus néfaste que l'estime de soi!

...qui peut en cacher un autre!


Comprenez-moi bien : si vous renoncez à l'estime de soi pour vous dévaloriser, alors mieux vaut encore que vous soyez orgueilleux au plus haut point. L'estime de soi et la dévalorisation de soi sont deux opposés qui ont pourtant en commun de prendre tous les deux le contre sens du mouvement de la vie.

Tous les deux conduisent à l'inaction. Dans un cas on n'essaye même pas d'agir parce que l'on s'en imagine incapable, et dans l'autre cas on n'agit pas parce que l'on cherche seulement à rester dans sa zone de confort.

J'aimerais, par ce court article, vous inviter à ne tomber dans aucun de ces deux récifs!

vendredi 4 janvier 2019

Punir l'échec

À l'école, lorsque l'on a une mauvaise note, c'est parce que l'on a fait trop d'erreurs. Nous avons fait des erreurs, donc nous sommes punis afin de ne pas en commettre à nouveau la prochaine fois.

Mais il n'y a pas besoin de note ou d'école pour punir l'échec. Par exemple, lors d'une réunion, si quelqu'un prend la parole et dit une stupidité, tout le monde ici présent se moquera de lui : c'est là sa punition. La prochaine fois, il se taira.

Ce n'est là que deux exemples particuliers, mais vous trouverez aisément dans votre vie d'autres exemples plus personnels. Prêtez-y attention. Il ne s'agit pas seulement d'expériences sans conséquences, quoique frustrantes pour la victime, mais bien d'un consentement unanime - et souvent inconscient - dans notre société. L'erreur doit être punie afin qu'elle ne se reproduise plus.

Ceci nous amène à développer la honte de parler en public, de peur de dire des stupidités.
Ceci nous amène à ne pas prendre de risques, même réfléchis, de peur d'échouer.

Et ceci nous conduit petit à petit à l'inaction : on ne se risque à faire que ce que l'on a déjà fait, parce qu'on sait le faire, et on ne parle que de ce que l'on connaît à fond.

Ceci nous conduit à enterrer une vérité évidente et que tout le monde connaît : il n'y a pas de réussite sans échecs.

Pas de réussite sans échecs.


Ce n'est pas seulement que les échecs soient inévitables : c'est surtout qu'il sont nécessaires.
Comment apprendre à marcher sans tomber d'abord? Comment apprendre à faire du vélo sans tomber d'abord? Comment apprendre à conduire sans caler d'abord? En calant le pied s'habitue progressivement à la pédale d'embrayage, jusqu'à la maîtriser tout à fait.

Il s'agit donc d'apprendre à transformer nos échecs en tremplins, et non pas de les rendre plus graves encore en les punissant.
Comment auriez-vous réussi à marcher si dès votre première chute vos parents vous avez maltraité et reposé de force dans une poussette? Au contraire, ils vous ont relevé, vous avez tenté à nouveau et êtes retombé, puis petit à petit vous êtes parvenu à vous relever tout seul : vos chutes étaient devenues des tremplins.

Vous avez été formaté pour punir les erreurs


Le problème, c'est que vous avez été formaté pour punir les erreurs. Celles des autres mais aussi les vôtres. C'est là ce que l'on appelle les remords, les regrets. Après avoir échoué, vous vous en voulez à vous-même. À vrai dire, vous ne vous en voulez pas vraiment, c'est plutôt l'état d'esprit collectif qui est le notre, et qui nous a été enseigné à tous, qui vous fait ressentir une sorte de mal-être.

Il s'agit-là d'un processus d'autodétermination, c'est-à-dire que vous avez la pensée inconsciente de mériter une punition pour cette erreur, et c'est le fait de penser inconsciemment mériter une sanction qui crée la sanction : à savoir le remord.

La clef est la conscience


Ce n'est pas facile de lutter contre de tels schémas mentaux collectifs, mais la principale arme contre cela est la conscience. Si vous prenez conscience que vos remords d'avoir échoué ne viennent pas vraiment de vous, mais qu'ils viennent d'un inconscient collectif qui nous a été inculqué à tous, alors vous trouverez la force de les faire cesser.

Bien-sûr, un tel état d'esprit qui porte à vous en vouloir de vos échecs, reviendra parfois tenter de vous culpabiliser. C'est normal, puisqu'il s'agit d'un état d'esprit collectif. Mais restez conscient qu'il ne s'agit que de vieux schémas par lesquels vous avez -et nous avons tous été formatés.
En restant conscient, vous pourrez voir vos échecs d'une façon lucide. C'est la seule façon de les transformer en tremplins.

Vos erreurs ne sont rien de plus que ce que vous voulez qu'elles soient.

 

Gardez à l'esprit que vos erreurs ne sont rien de plus que ce que vous voulez qu'elles soient. Si vous voulez écouter l'absurdité qui nous dit de les punir, alors se seront des obstacles sur votre route.
Si vous voulez réussir, alors vos erreurs ne seront rien d'autre que des tremplins vers cette réussite.


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mardi 1 janvier 2019

À la recherche du plaisir intellectuel

De la publicité pour une boisson en passant pas des clips de musique estivale, les plaisirs sensuels occupent une place de choix dans l'imaginaire collectif.
Pour sa part, le plaisir intellectuel ne semble  pouvoir être éprouvé que par les "intellos" et quelques savants décoiffés reclus dans leurs laboratoires...

Pourtant, beaucoup l'ignorent mais le plaisir intellectuel est le plus impulsif, celui que l'on recherche le plus, et malheureusement parfois celui que l'on éprouve le moins.

Il s'agit souvent d'un sentiment de surpassement de soi, de maîtrise des évènements. Comme lorsque vous avez résolu un problème de mathématiques, ou gagné une partie d'échecs contre une personne que vous estimiez plus forte que vous.

Lorsque les choses se passent conformément à ce que vous aviez prévu, vous ressentez de la satisfaction et ou de la fierté : il s'agit de plaisir intellectuel.

Lorsque vous apprenez une vérité que vous ignoriez, que ceci vous apparaît comme une révélation, c'est alors des ténèbres qui s'éclairent, un horizon qui s'ouvre, en un mot c'est votre monde qui s'agrandit au sens propre du terme.



Même si parfois cette révélation s'accompagne d'une certaine souffrance.
Comme lorsque vous découvrez que l'on vous a trompé, il y a tout de même un plaisir intellectuel en ce que vous ressentez alors que dès l'instant où vous en êtes informé, vous disposez du pouvoir de reprendre les choses en main.



Le plaisir intellectuel apparaît d'autant plus fort lorsqu'il survient à la suite d'une situation de grande incertitude. C'est alors le sentiment du risque maîtrisé, du danger surpassé.
En général, c'est la raison pour laquelle les jeux d'argents rendent dépendant : lorsque l'on gagne, la joie de la victoire est décuplée par cette satisfaction d'avoir surmonté une grande incertitude et d'avoir su prévoir le cours des évènements.
Le plaisir intellectuel est enivrant, mais il peut aussi être addictif.

Ce qui rend le plaisir intellectuel aussi omniprésent, c'est qu'il s’appuie et se mélange bien souvent avec les autres plaisirs sensuels.
Comme toutes les fois où vous vous êtes délecté par avance d'une chose que vous adorez faire.

Laissez-moi vous donner un dernier exemple.
Lorsque l'on se donne à soi-même une règle de vie, à chaque fois que l'on a réussi à la respecter malgré les contraintes extérieures, on ressent une certaine joie : il s'agit de plaisir intellectuel. Cependant, si la règle de vie nous a été imposée par quelqu'un ou quelque chose d'autre que nous-même, le plaisir intellectuel reste en général absent.

Le plaisir intellectuel dans votre vie

 

Observez, écoutez dans votre vie où apparaît et où tinte le plaisir intellectuel. Vous serez probablement surpris par la force qu'il vous procurera en cette nouvelle année où je vous souhaite de réaliser vos rêves les plus fous !

samedi 29 décembre 2018

Vaincre l'instinct de troupeau

On connaît tous l'histoire trop banale des personnes qui ne tenteront jamais de réaliser leurs rêves parce qu'elles écoutent la voix du troupeau qui leur dit que ce n'est pas possible, ce n'est pas le moment, et à cause de cela ces personnes restent prisonnières d'un quotidien qui les oppresse chaque jour davantage.

Le problème n'est pas vraiment de suivre le troupeau, mais bien plutôt de le suivre bêtement, c'est-à-dire par défaut et contre sa volonté parfois la plus inconsciente.

On a tous déjà fait cette expérience - moi le premier.

Si l'on ne réagit pas, si l'on ne devient pas le mouton noir du troupeau, la brebis galeuse, alors suivre bêtement le troupeau va devenir une habitude.
Et comme vous le savez certainement, on ne peut jamais supprimer une mauvaise habitude. Tout ce que l'on peut faire est de la remplacer par une bonne habitude.
Par exemple, il n'est pas possible d'arrêter simplement de s'abrutir devant des émissions stupides tous les soirs sans rien faire à la place. Mais il est possible de changer cette habitude en la remplaçant par exemple, par l'habitude de lire un bon livre.

D'où vient l'instinct de troupeau


Dès notre enfance, on nous inculque inconsciemment l'instinct de troupeau : c'est-à-dire à suivre par défaut et sans réflexion le troupeau. Ainsi, lorsque l'on suit le troupeau, on a l'esprit tranquille, alors que dès qu'il s'agit de peut-être arrêter de le suivre, alors tout de suite viennent inquiétude et doute.

Pour prendre un exemple personnel, j'ai arrêté d'aller à l'école à 15 ans, en fin de seconde générale. Jusqu'à ce jour, j'avais suivi le troupeau de tous les jeunes qui vont au lycée par défaut, parce qu'ils ne savent pas quoi faire d'autre.
En fin d'année, tous les jeunes se réinscrivaient pour l'année suivante, et ce, sans doute ni inquiétude. Jusque-là , j'avais toujours fait la même chose. Par contre, lorsque je suis devenu le mouton noir et que je ne me suis pas réinscrit, là sont apparus doute et inquiétude :
"Que vas-tu faire ? Et si tu n'y arrives pas ?
 Si tu ne vas plus au lycée tu vas rater ta vie !"
Ces inquiétudes sont normales : elles viennent du fait que l'instinct de troupeau est profondément ancré en nous.

Deux ans plus tard, j'ai passé le bac S en candidat extérieur, et je l'ai eu avec mention TB !

Ce qu'est l'instinct de troupeau


L'instinct de troupeau, c'est de regarder ce que font les autres et de faire la même chose pour la seule et unique raison que les autres le font.
C'est à l'opposé du célèbre adage : "l'union fait la force". En effet, un troupeau n'est pas une union d'individus, car une union est structurée, chaque individu agit en son sein de façon cohérente avec les objectifs du groupe. Au contraire, un troupeau est irrationnel.

Si on y réfléchit, beaucoup de problèmes viennent de l'instinct de troupeau. Prenez quelques instants pour y penser.

Pourquoi certaines personnes se sont enfermées dans une vie qui ne leur plaît pas et qui les désespère ? Parce qu'elles se sont laissées guider par l'instinct de troupeau.

Pourquoi ces personnes ne tentent même pas de se libérer de la vie qui les oppresse ? Parce que l'instinct de troupeau les retient. Et ceci entraîne une souffrance plus grande encore !

Réussir sa vie ce n'est pas se limiter à des actes :

réussir sa vie, c'est faire les choses en restant soi.


On attribue à Lao Tseu le proverbe suivant : "Réussir sa vie ce n'est pas se limiter à des actes. Réussir sa vie, c'est faire les choses en restant soi."
Mais justement, l'instinct de troupeau empêche d'être soi-même, car comment pourrait-on être soi losque l'on suit aveuglément un troupeau ?

Vaincre l'instinct de troupeau, c'est donc devenir soi.
Ce n'est pas aller tout aussi stupidement en sens inverse du troupeau que ceux qui le suivent.

Le mouton noir est celui qui est devenu celui qu'il est vraiment.
Même dans un troupeau, il garde sa liberté parce qu'il n'est pas dominé par l'instinct de troupeau.